CHRONIQUES

Gustavo RODRÍGUEZ

PEROU

 

RODRIGUEZ, Gustavo

 

Né en 1968 à Lima, Gustavo Rodríguez partage son activité enter la création littéraire et la com. Il est directeur d’une agence de publicité autour de l’art et des sciences sociales.

 

Les matins de Lima

2018 / 2020

 

Des couleurs pleines d’allégresse, des fleurs qui parsèment la robe déployée d’une jeune fille à longues nattes en train de danser et, dominant le tout, une vedette christique face à un micro, la couverture des Matins de Lima est à elle seule une petite œuvre d’art. Qu’annonce-t-elle ? Une comédie, une épopée moderne, une histoire au « réalisme magique » ? On sera surpris de toute manière, ce sixième roman du Péruvien Gustavo Rodríguez, le premier à être traduit en France, a tout pour séduire.

Quand les extrêmes opposés non seulement s’attirent, mais se marient. Ce n’est pas un roman de 270 pages, ce sont cinq ou six romans sur une trame unique et toute simple : une jeune femme, fille illégitime et abandonnée, cherche à trouver son père. Elle est née vingt neuf ans plus tôt en pleine Amazonie péruvienne, elle vit à Lima. Jeune métisse, elle a toute sa courte vie été exploitée. Il est chanteur à cheveux teints (les chevelures reviennent souvent au premier plan), prétend qu’il a eu un certain succès, ce qui reste à prouver ou, du moins, à relativiser.

À partir de cette éventuelle rencontre, Gustavo Rodríguez joue, avec un talent tout à fait unique, à marier l’immariable. S’il fallait définir ce roman, qu’il est impossible de lâcher une fois lu le premier chapitre, on serait bien embarrassé : drame, mélodrame, polar ou comédie ? Roman psychologique, social, sentimental, dénonciateur ? Provocateur ou moraliste ? Aussi incroyable que cela paraisse, Les matins de Lima est tout cela, on passe du vocabulaire le plus cru et de certaine situations qui peuvent choquer à des bouffées de poésie, de l’érotisme à la tendresse la plus pure. C’est un éventail de romans qu’on a entre les mains.

Lima, le Pérou, c’est vrai, sont le cadre idéal pour ces excès, avec leurs propres excès : injustices sociales extrêmes, modernisme et misère étalés l’un et l’autre au grand jour. Tout, sous des allures de normalité, est bancal, à commencer par les « familles » (si on peut appeler familles ces groupes d’individus réunis par des hasards successifs qui forment pourtant des groupes humains soudés malgré tout) et les personnes, c’est bien ce qui les rend humains, monstres d’égoïsme ‒ inconscient, le plus souvent ‒ et capables de générosité spontanée.

Alors on rit beaucoup ‒ parfois avec un peu de scrupule ! ‒ mais l’émotion n’est jamais loin. À chacun ses fêlures, lecteur compris ! Drôle et pathétique, encore deux oppositions qui s’épousent.

Gustavo Rodríguez parvient à faire aimer des personnages qu’on mépriserait probablement, qu’on ne regarderait même pas si on les croisait dans la vie. Il parvient aussi, c’est encore admirable, à introduire une bonne dose de raison dans l’hystérie à la mode que devient souvent une certaine forme de féminisme. Oui, Les matins de Lima est un livre profondément féministe dans lequel les excès revendiqués, de machisme en particulier, servent paradoxalement à l’équilibre nécessaire : ce sont les vraies questions qui sont ici posées. Vive le féminisme, celui de Gustavo Rodríguez ! On découvre la noblesse de la putain, la tendresse du macho, la beauté sublime du ringard. Quelle leçon pour chacun de nous, que nous soyons putain, macho ou ringard ! Chacun est respectable. Bravo et merci, Gustavo Rodríguez !

Les matins de Lima, traduit de l’espagnol (Pérou) par Margot Nguyen Béraud, éd. de l’Observatoire, 269 p., 21 €.

Gustavo Rodríguez en espagnol : Madrugada, ed. Alfaguara, Lima.

MOTS CLES : ROMAN PERUVIEN / SOCIETE / FEMINISME / HUMOUR / PSYCHOLOGIE / EDITIONS DE L’OBSERVATOIRE.

RODRIGUEZ, Gustavo Les matins de Lima

ACTUALITE

Rencontre avec Gustavo Rodríguez

 

Cariño 1

 

 

Amis Parisiens : ne manquez pas la rencontre avec le romancier péruvien

Gustavo Rodríguez

mardi 3 mars

19 h

à la librairie Cariño

21, rue du Chalet

Paris 10 ème

à l’occasion de la sortie en France de son roman

Les matins de Lima

(éditions de l’Observatoire)

 

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Et, prochainement, lisez ma chronique sur le roman !

 

cariño 2

 

 

CHRONIQUES

Alonso CUETO

PEROU

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Né en 1954 à Lima, fils d’un philosophe, il a étudié la littérature à Lima et aux États Unis.  Parallèlement à sa carrière d’écrivain, il collabore à plusieurs journaux et revues. Auteur d’une trentaine de romans, il est membre de l’Académie péruvienne de Lettres.

 

La passagère du vent

 

Dans Avant l’aube, en 2005 déjà, Alonso Cueto  se penchait sur le douloureux passé de son pays, le Pérou. Le Sentier Lumineux, la réaction des autorités politiques, les atrocités commises des deux côtés et plusieurs questions fondamentales : peut-on pardonner ? Peut-on oublier ? Il revient avec un nouveau roman sur ce thème qu’il traite encore une fois avec une grande originalité.

Traumatisé par le décès de sa mère, Ángel Serpa avait décidé d’entrer dans l’armée péruvienne. C’était au moment où le Sentier Lumineux imposait ses violences sur une grande partie du territoire. Ángel, simple soldat, avait dû obéir aux ordres et parfois donner le coup de grâce à des corps déjà inertes. C’est ce qu’un jour il a reçu l’ordre de faire sur une jeune femme.

Des années après sa démission, il mène à Lima une existence assez terne qui, de l’extérieur, pourrait sembler d’une sérénité absolue. Quand entre dans la petite boutique où il vend casseroles et verres une femme qu’il reconnaît comme ayant été sa victime, il a du mal à y croire puis, devant l’évidence, il entame un véritable chemin de croix qui ne sera fait que de questions : peut-il, veut-il tenter d’entrer en contact avec elle ? En a-t-il le droit, moral surtout ? La présence intermittente de la femme, toujours indéchiffrable, va l’obséder.

À l’opposé de tout manichéisme, Alonso Cueto navigue au cœur d’un doute tour à tour poisseux et incandescent, à l’image de l’esprit d’Ángel, et il fait en sorte que nous accompagnions le personnage, que nous collions à lui, que nous n’ayons pas plus que lui ces repères faciles qui sont le ressort des romans faciles. Ce que l’on comprend, ce que l’on partage, c’est cette perplexité par rapport à son problème moral.

Son « autre vie », les combats de catch qu’il pratique certains soirs contre des hommes sur  le retour, eux aussi blessés, d’une façon plus physique, par une vie que nous ignorons, n’aide pas à en savoir plus sur lui : le fait-il pour se prouver qu’il est quelqu’un ? Pour expier ? Par plaisir, comme il le dit ?

Si Ángel a du mal à diriger sa vie, Alonso Cueto maîtrise à  la perfection son récit. L’apparente banalité ‒ banalité dans l’horreur, une horreur que nous connaissions avant d’entamer la lecture ‒ devient profondeur, puis élévation. Les croyances indiennes héritées des Incas à certains moments donnent à l’atrocité moderne une ouverture spirituelle d’une beauté saisissante. Un peuple qui a une autre manière d’exprimer son sens moral ne peut que ressentir différemment ses souffrances ; pour ce peuple l’absence de l’être cher est synonyme de tout autre manque. « Orphelin » est dans leur langue le mot qui signifie aussi « Pauvreté ». De même, penser que le passé est en réalité devant nous parce que nous le connaissons remet en cause tout notre système moral, chrétien et occidental.

Ángel, lui, dans sa simplicité, peut servir de modèle : de terribles épreuves ont accompagné sa vie entière, elles sont là, pesantes, tout le temps, et pourtant des lueurs de vie se manifestent par intermittences, timides mais bien présentes, et il finit par savoir les entrevoir.

La passagère du vent est à lire pour la multitude d’idées et pour leurs nuances et surtout pour les atmosphères changeantes, à l’image de toute vie. Un roman qui ne peut que marquer le lecteur.

La passagère du vent de Alonso Cueto, traduit de l’espagnol (Pérou) par Aurore Touya, éd. Gallimard, 260 p., 22 €.

Alonso Cueto en espagnol : La viajera el viento, ed. Planeta, Lima / El susuro de la mujer ballena, Planeta, Barcelona / La hora azul / Grandes miradas, ed. Anagrama.

Alonso Cueto en français : Avant l’aube, éd. Michalon / La vie en mouvement (entretiens avec Mario Vargas Llosa), éd. Gallimard.

MOTS CLES : ROMAN PERUVIEN / HISTOIRE / SOCIETE / PSYCHOLOGIE / EDITIONS GALLIMARD

CUETO, Alonso La passagère du vent (2)

 

PUBLICATION ORIGINALE : www.espaces-latinos.org
CHRONIQUES

Alonso CUETO

PEROU

cueto-alonso

Né en 1954 à Lima, fils d’un philosophe, il a étudié la littérature à Lima et aux États Unis.  Parallèlement à sa carrière d’écrivain, il collabore à plusieurs journaux et revues. Auteur d’une trentaine de romans, il est membre de l’Académie péruvienne de Lettres.

Avant l’aube

 

Alonso Cueto est un auteur prolifique, très connu au Pérou où il a déjà publié une quinzaine de livres, parmi lesquels un long entretien avec Mario Vargas Llosa en 2003, mais jusque là ignoré des éditeurs français.

Dans Avant l’aube, il explore les blessures d’un passé assez récent, l’époque où les affrontements entre les guérilleros de Sentier lumineux et l’armée péruvienne, dans les années 80, faisaient des centaines de victimes, paysans pauvres et totalement extérieurs au conflit pour la plupart.

Adrián Ormache, le narrateur, parfaitement à l’aise dans son rôle d’avocat reconnu, se trouve brusquement confronté dans sa vie personnelle à ce drame national qu’il ne connaissait qu’indirectement. À la mort de sa mère, il découvre dans ses papiers que son père, dont elle était divorcée et que lui n’avait que peu fréquenté avant son décès quelques années plus tôt, avait vraisemblablement participé à cette chasse des militaires contre les terroristes et qu’il avait entretenu des relations pour le moins étranges avec une prisonnière qui avait fini par s’échapper. Cette découverte l’oblige à sortir de son confort, il se lance dans une enquête pour savoir si la fille est encore vivante et, si c’est le cas, comment elle a pu sortir de ce traumatisme.

Ce récit à la première personne n’est pas qu’une enquête policière ; au-delà de la recherche d’une personne, au milieu des dangers divers, et du suspense qui en est le moteur, Alonso Cueto se livre à une réflexion sur cet épisode historique, bien sûr, mais aussi (et c’est ce qui fait l’intérêt principal du roman) sur la manière de réagir d’un bourgeois bien établi face à des situations dont il ne voulait pas voir la gravité. Il ne peut guère trouver d’aide ou même de réconfort auprès de ses proches : sa femme, à qui il se confie, est très représentative de cette classe sociale qui, peut-être par égoïsme, par peur de l’inconnu ou par indifférence, n’a qu’une réaction, fermer les yeux sur ce qui trouble son mari. C’est la psychologie qui intéresse avant tout Alonso Cueto, c’est à travers elle que le lecteur, en même temps que le personnage, va découvrir la complexité de cette réalité assez éloignée pour paraître extérieure, mais dont Ormache ne peut pas fuir les conséquences.

L’habileté de l’auteur permet à un lecteur européen d’entrer dans cette tragédie où n’importe quel citoyen moyen pouvait se retrouver victime aussi bien de terroristes que de représentants de l’Etat, d’avoir une réflexion non plus sur le bien ou le mal (ces notions n’ont plus cours dans un tel contexte), mais sur la façon de survivre quand on est confronté à un dilemme qui reste quand même moral et aussi de découvrir d’autres réalités de la Lima d’aujourd’hui : la description de la capitale péruvienne est particulièrement réussie, car Alonso Cueto, plutôt que de nous montrer des coins de rues ou des bâtiments, nous présente des gens, pauvres ou riches, confrontés à un quotidien plus ou moins dur, selon le quartier qu’ils habitent.

On l’aura compris, Alonso Cueto a réussi un roman facile à lire, plein de suspense, qui convie à la réflexion parce qu’il aborde un sujet d’une grande gravité.

Avant l’aube, traduit de l’espagnol (Pérou) par Isabelle Gugnon, éd. Michalon, 255 p.,    20 €.

Alonso Cueto (en espagnol) : Mario Vargas LLosa. La vida en movimiento U.P.C., Lima, 2003, Deseo de noche, Apoyo, Lima, 1997, Grandes miradas, Peisa, Lima, 2003 et Anagrama, Barcelona, 2005, Amores de invierno, Planeta, Lima, 2005, Pálido cielo, Peisa, Lima.

MOTS CLES / ROMAN PERUVIEN / HISTOIRE / SOCIETE / PSYCHOLOGIE / EDITIONS MICHALON

CUETO, Alonso Avant l'aube

PUBLICATION ORIGINALE : www.espaces-latinos.org
ACTUALITE

Bientôt le dernier livre d’Alfredo Bryce Echenique

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Le 30 avril Alfredo Bryce Echenique publie Permiso para retirarme, ses adieux littéraires.

À 80 ans tout juste, le grand romancier péruvien a décidé de mettre fin à sa carrière littéraire pour prendre sa retraite, comme on dit en français.

La sortie de ces « antimémoires » sera accompagnée d’une tournée à Santiago du Chili, Buenos Aires,puis Lima et Callao.

CHRONIQUES, ROMAN PERUVIEN

Mario VARGAS LLOSA

PÉROU

 

 

VARGAS LLOSA, Mario

 

Mario Vargas Llosa est né à Arequipa en 1936. Après quelques années d’internat dans l’Académie militaire qu’il décrit dans son premier roman et des études de Lettres, il collabore à plusieurs revues et journaux. La ville et les chiens (1963) le propulse au premier plan des jeunes écrivains latino-américains qui vont être le noyau du Boom. Auteur d’essais, de pièces de théâtre, de nouvelles et de plus de vingt romans, il a reçu en 2010 le Prix Nobel de Littérature.

 

 L’atelier du roman

2017/2019

On va vite oublier la triste image récente d’un Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature, au premier rang d’une manifestation madrilène de rétrogrades aigris, adversaires pour la plupart du mariage pour tous et défenseurs de ce qu’ils nomment la tradition sans préciser, proches de l’homophobie… Il nous faut penser au littéraire, à l’écrivain qui se penche sur son œuvre dans un dialogue avec enseignants et étudiants d’une université nord-américaine.

Mario Vargas Llosa a été invité à plusieurs reprises à l’université de Princeton. L’atelier du roman reprend quelques unes des interventions de l’écrivain interrogé par professeurs et étudiants. Le principal interlocuteur est Rubén Gallo, ami de confiance, et Mario Vargas Llosa évite les deux pièges qui pouvaient se présenter : quand on parle en public avec un proche, soit on tombe dans trop d’intimité, soit on donne un spectacle. Il se livre ici, en disant seulement ce qui est nécessaire pour éclairer certains aspects de l’homme et surtout de l’œuvre. Ses revirements politiques ne sont pas éludés, il les explique même de façon convaincante. Pour le reste, il est inutile, si l’on connaît un minimum Vargas Llosa, de souligner l’intelligence de ses propos sur l’évolution du roman depuis les années 60 ou sur la censure. On pourra seulement, peut-être, regretter leur brièveté.

L’analyse de quatre romans (Conversation à La Catedral, Histoire de Mayta, Qui a tué Palomino Molero et La fête au Bouc), ainsi que Le poisson dans l’eau,  est très enrichissante sur le plan littéraire. Mais là aussi l’analyse politico-historique laisse planer des doutes : les dictatures militaires qui ont sévi dans toute l’Amérique latine ou presque à partir des années 60 ne seraient qu’une réponse aux tentatives révolutionnaires qui ont suivi l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir, l’économie espagnole ne se serait développée qu’après la disparition de Franco, cela est tout de même un peu simpliste et pas du tout exact sur le plan historique ! Oublions !

En revanche, les origines d’Histoire de Mayta  ou de La fête au Bouc, leur élaboration, le sens qu’a voulu leur donner leur créateur, ne peuvent que passionner tout lecteur de ces romans. Les judicieuses questions posées par les interlocuteurs donnent un relief supplémentaire, obligeant parfois l’auteur à s’engager sur des chemins qu’il n’aurait pas abordés seul. Parfois, et c’est tout à fait normal, il n’a pas la réponse, par exemple quand on lui fait remarquer qu’il n’y a pratiquement jamais de dates précises, ou de laps de temps entre deux épisodes, il doit le reconnaître, sans pouvoir l’expliquer.

Le dialogue avec les universitaires, organisé mais très spontané aussi, revient sur les sources d’inspiration, les influences littéraires, Hemingway en tête, les lieux qu’il a fréquentés, enfant, permet de découvrir des pans d’intimité peu connus des lecteurs et qui aident à mieux comprendre des détails de sa création.

Un dernier « chapitre » reprend la visite de Philippe Lançon, le journaliste parisien qui vient de publier Le lambeau (Prix Femina 2018), cette visite à Princeton a été sa première intervention publique après l’attentat contre Charlie Hebdo où il a été gravement blessé. Ses mots sont forts et émouvants, il revient sur la notion de terrorisme et sur les leçons que nous devons malgré tout en tirer.

Le passage le plus faible de cet ouvrage, il fallait s’y attendre, est la partie consacrée aux mémoires de Mario Vargas Llosa, Le poisson dans l’eau, centré sur sa désastreuse campagne électorale, dont il n’est de toute évidence pas remis. 25 ans plus tard, la leçon, pourtant très simple, n’a pas été tirée : on peut être Prix Nobel de littérature et un des plus grands écrivains de son siècle et n’avoir pas de don pour la politique. Si l’on se place du côté du lecteur, le nôtre, la morale de l’histoire est aussi simple : apprécions l’écrivain, ses mots, ses phrases, fermons les yeux sur ce qui est extérieur à la pure littérature.

L’atelier du roman de Mario Vargas Llosa et Rubén Gallo, traduit de l’espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan et Daniel Lefort, éd. Gallimard (collection Arcades), 312 p., 21 €.

Mario Vargas Llosa en espagnol : Conversación en Princeton con Rubén Gallo, ed. Alfaguara.

Mario Vargas Llosa en français est essentiellement publié aux éditions Gallimard.

MOTS CLES : ROMAN PERUVIEN / LITTERATURE / SOCIETE / POLITIQUE / DICTATURE / EDITIONS GALLIMARD.

 

VARGAS LLOSA, Mario L'atelier du roman

PUBLICATION ORIGINALE : www.espaces-latinos.org