ACTUALITE

Invitation de l’Ambassade de l’Équateur en France

Amis parisiens, ne manquez pas la présentation

le mercredi 11 décembre à 19 h

Maison de l’Amérique latine

du nouveau roman de Alfredo Noriega, Guápulo.

 

L’Ambassade de l’Équateur en France
a le plaisir de vous inviter à la présentation du livreGUAPULO

de  l’écrivain équatorien
 Alfredo Noriega

Le 11 décembre 2019 à 19h00
Maison de l’Amérique Latine

Avec un rythme hypnotique, Guápulo nous conduite par une ville de Quito où apparemment il n’y a pas de sorties ni une possible réconciliation. Après le meurtre de Justine, son père, un immigré équatorien en France, retourne dans sa ville natale pour faire face aux meurtriers. Ce qu’il découvre, au cours des procès, n’est pas la vengeance attendue, mais l’intimité de sa fille et sa propre histoire. Ce nouveau roman d’Alfredo Noriega, basé sur un drame qui s’est déroulé à El Camino de Orellana, une rue du quartier de Guápulo, n’a aucune concession, ni avec la ville ni avec ses habitants, et nous oblige à nous plonger dans ce que pourraient être nos amours et nos propres haines.
Paperback, Première Edition, 151 pages
Publié en août 2019 par Cactus Pink
Entrée libre
Maison de l’Amérique latine
217 Boulevard Saint-Germain
75007 Paris
Facebook
Twitter
Website
Le Service Culturel de l’Ambassade de l’Équateur en France est membre du
Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris FICEP. 
Ambassade · 34 avenue de messine · Paris 75008 · France
ROMAN EQUATORIEN

Telmo HERRERA

ÉQUATEUR / FRANCE

8

Telmo Herrera est né en 1948 en Équateur, il a passé toute son enfance et son adolescence à Quito. Après avoir parcouru le monde il s’est installé à Paris où il réside. Acteur de théâtre et de cinéma, metteur en scène, calligraphe, il a écrit et publié en France, en Espagne et en Équateur des recueils de poésie, des romans et des pièces de théâtre.

 

 

Le prêtre fou et les trente-sept vierges de Santa Rosa

Il dit la messe tous les dimanches, mais il n’est pas prêtre. Il est cependant ancien séminariste et docteur en théologie, est devenu (ou a toujours été) révolutionnaire et il fuit la police politique. Le prêtre fou du titre n’est pas plus fou qu’il n’est prêtre. Et pourtant…

On est quelque part dans les Andes, dans un univers en équilibre instable mais durable entre la fiction la plus débridée et le réalisme parfois le plus sinistre. La première partie du récit se passe à Pinto, un village où ne vivent plus que des vieillards, la deuxième à Santa Rosa, un village déserté par tous les hommes. Les absents ont fui ces lieux inhospitaliers pour répondre à l’appel de l’argent et à celui d’un modernisme tellement inaccessible qu’ils n’en sont jamais revenus, et n’en reviendront probablement plus.

Dans ce cadre étrange, le « prêtre fou » vit des aventures étranges et hors du temps, et l’auteur joue avec cette étrangeté pour poser des questions très modernes, même si elles aussi sont de toutes les époques : la filiation, la paternité, la complexité du désir sexuel, l’exploitation des uns par les autres, la duplicité naturelle de l’être humain.

Le docteur en théologie, héros du roman, se trouve lui-même prisonnier d’un monde intermédiaire, entre la fuite (la police politique, pense-t-il, le traque) et son présent, fait de rencontres, surtout féminines, qu’il ne parvient pas à maîtriser. Dès le début de son parcours, il est en effet soumis à ce qui est peut-être son destin et qui lui impose un trajet qu’il ne peut changer.

Le passé du personnage, que le lecteur découvrira peu à peu, donne peut-être une explication à ses contradiction, peut-être seulement, car le récit est surtout composé d’une bonne dose de poésie pure, de celle qui repousse tout excès de logique sous peine de s’auto-détruire. On peut privilégier l’aspect militant, la critique sociale, politique et religieuse ou le pur plaisir de la beauté des mots et des images.

Telmo Herrera est né en Equateur en 1948, depuis 1973, il réside à Paris, il partage son temps entre ses trois passions, le théâtre, les beaux arts et la littérature. Dans Le prêtre fou, il demande à son lecteur une certaine bonne volonté, de la disponibilité, mais en échange il lui offre beaucoup. Il réussit à créer un univers qui est bien à lui, dans lequel on est à la fois un peu chez soi et tout à fait dépaysé et le mélange de poésie et d’horreur, de critique et de bienveillance que constitue le fond du récit est très riche.

Le prêtre fou et les trente-sept vierges de Santa Rosa, traduit de l’espagnol (Equateur) par l’auteur, éd. Indigo, Paris, 2005, 227 p., 21 €

Telmo Herrera en espagnol : Papá murió hoy, ed. Destino, Barcelona (1985). /  La cueva, Quito (1997) / Ítaca / Luzmila (poésie), ed. deculturas, Séville.

MOTS CLES : ROMAN EQUATORIEN / HUMOUR / SOCIETE

download

 

Souvenir :

20180913_190206

PUBLICATION ORIGINALE : http://www.espaces-latinos.org