V.O.

Antonio BARRAL

FRANCE

BARRAL, Antonio

Né dans le sud de la France en 1962, Antonio Barral a passé son enfance et son adolescence en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Après trois romans écrits en français, il publie son premier roman en espagnol.

 

 Todo el bien, todo el mal

2019

 

Amour, engagement, musique, voyages et écologie. Ce roman qui se déploie sur plus de trente ans raconte les amours tumultueuses du narrateur et de la fuyante destinataire de ces mémoires qui ne les aura peut-être jamais lues. Ils se rencontrent à treize ans dans leur collège à Quito. On est en 1975, lui arrive d’Afrique où travaillaient ses parents, elle est la fille la plus populaire du collège, il est paralysé par sa timidité, mais le temps, l’amour de la musique et de la politique les rapprochent.

Trois ans de séjour en Équateur, puis le garçon suit ses parents en France, sans qu’il puisse oublier la jolie élève. Pendant des années, ils se retrouveront et se perdront, partageront des moments d’amour torride et de longues périodes d’éloignement, en conservant leur préoccupation pour l’avenir de la planète et leur passion pour l’écologie, en échangeant des découvertes musicales, de nouvelles modes, des groupes originaux et en espérant concrétiser cet amour si durable pour pouvoir enfin vivre l’un près de l’autre. Elle s’est mariée en Équateur, a eu des enfants, a un temps quitté sa famille pour vivre avec un amant. Il s’est marié en France, a divorcé, a eu des aventures, mais ils finissent toujours par se retrouver quelque part dans le monde pour vivre des moments d’une intensité érotique envoûtante.

Pourtant il y a un problème : pourquoi la belle Équatorienne se dérobe-t-elle toujours si le Français lui propose une vie commune ? Elle ne refuse jamais l’idée, mais au moment de la rendre réelle, elle remet à plus tard sa réponse. Qui fait souffrir l’autre ? En un mot, qui est victime du pouvoir de l’autre ?

L’amour entre deux êtres proches et différents à la fois est bien au centre du roman, mais la musique a un rôle important, le texte est parsemé de citations de chansons en espagnol et en français. L’évolution de l’écologie est une autre richesse : Antonio Barral montre la volonté des militants, la déception face aux puissances bien supérieures auxquelles ils s’affrontent et l’impossibilité de changer les choses face à des gouvernements étouffés à la base par ceux qui manipulent l’économie. Il montre très bien aussi les contradictions (très humaines, inévitables), de ces militants sincères mais qui font aussi partie du monde : comment aller au bout du monde pour protester contre les gaspillages sans prendre l’avion ?

Voilà un roman qui ne manque pas d’intérêt, qui donne une vision à la fois très humaine et à bonne distance des réalités contemporaines, qui est aussi une source d’inspiration musicale et politique tout en maintenant un certain suspense : un amour heureux est-il possible?

Todo el bien, todo el mal de Antonio Barral, ed. H, Montevideo, 215 p., 20 € (+ 5 € pour frais de port). Contact : editions.trapiche@yahoo.com

MOTE CLES : ROMAN FRANÇAIS / EQUATEUR / AMOUR / MUSIQUE / POLITIQUE / SOCIETE.

 

BARRAL, Antonio Todo el bien, todo el mal

ACTUALITE

Invitation de l’Ambassade d’Équateur à Paris

Dans le cadre de la Semaine de l’Amérique Latine et des Caraïbes
l’Association étudiante Amériques en partenariat avec l’Ambassade de l’Équateur
en France a le plaisir de vous inviter à la conférence

LITTÉRATURE ORALE ET CINÉMATOGRAPHIE QUICHUAS,
QUELS ENJEUX POUR LEUR TRANSMISSION
ET PRODUCTION EN ÉQUATEUR ?

Le 28 mai 2019 à 19h00.

 

 

Ambassade d'Equateur

 

La Constitution de 2008 définit l’Equateur comme un Etat interculturel et plurinational. La reconnaissance juridique des langues et nations indigènes a permis le développement de politiques d’interaction culturelle, notamment dans les domaines de l’éducation, de la médicine et de l’audiovisuel. Lors de cette séance nous nous intéresserons d’abord à l’apparition d’une production cinématographique quichua encouragée par la mise en place de ces politiques publiques. Nous nous interrogerons ensuite sur la place de la littérature orale quichua dans les programmes des écoles interculturelles bilingues.

Ces deux communications ouvriront des pistes de réflexion sur le déploiement de la culture et langue quichuas dans des formes institutionnelles nouvelles. Jorge Luis Serrano, Attaché Culturel de l’Ambassade d’Equateur en France, interviendra sur la production audiovisuelle quichua à partir de son expérience comme Directeur du Conseil National de Cinématographie d’Équateur. Verónica Valencia Baño, doctorante en psychanalyse à Université Paris 7 Denis Diderot – CRPMS et master en littérature orale quechua à l’Inalco, proposera une réflexion sur la transmission de la littérature orale dans le cadre de l’enseignement du quichua en contexte de bilinguisme.

 

Institut national de langues et civilisations orientales

INALCO
Salle 3.05 (troisième étage)
65 rue des grands moulins
75013 Paris.