CHRONIQUES, ROMAN ARGENTIN

María GAINZA

María Gainza est née à Buenos Aires en 1975. Journaliste spécialisé en art, elle a publié son premier roman, El nervio óptico / Ma vie en peinture en 2014, suivi de La luz negra / La faussaire de Buenos Aires qui a été lauréat du prestigieux prix Sor Juana Inés de la Cruz.

Ma vie en peinture.

2014 / 2018

Dans ce premier ouvrage, María Gainza a voulu mêler sa vaste culture et des confidences plus personnelles, mettant en évidence son talent de conteuse. Le résultat, ce sont onze nouvelles, chacune à partir d’un tableau qui sert de base à une histoire, un morceau de la vie de l’auteure, le portrait d’un membre de sa famille ou d’un ami proche, qu’elle relie finement avec un véritable cours sur le tableau ou la vie du peintre. Une grande originalité faite de simplicité.

Le Gréco, Hubert Robert (le « peintre des ruines »), le Douanier Rousseau, Toulouse Lautrec et des artistes moins connus de ce côté de l’Atlantique sont au rendez-vous, sur un plan d’égalité, il ne s’agit pas de donner des bons  ou des mauvais points. Leurs œuvres sont la base des onze textes, à partir d’un tableau, dont María Gainza décrit les grandes lignes et des détails soigneusement choisis. Le tableau évoque un événement ou une personne dont elle fait le protagoniste principal de ce qui pourrait être une nouvelle.

L’art et l’intimité familiale se rejoignent quand elle évoque par exemple son oncle Marion, riche excentrique très doué pour apprécier les esthétiques nouvelles ‒ on est au début du XXème siècle ‒. Encore très jeune, il a l’autorisation de faire aménager son salon privé par le peintre catalan Josep Maria Sert qui, sans jamais traverser l’Atlantique, crée les plans de surfaces délirantes couvertes d’ « arlequins, de bouddhas et de travestis ». Près du peintre, sa femme, Misia, amie de Proust et de Bonnard, dont la vie fut, elle aussi, un roman que María Gainza se plaît à raconter.

Elle réussit de jolies correspondances inattendues et profondes, comme par exemple sa phobie de l’avion qui l’empêche d’aller voir à Saint Pétersbourg ou à New York quelques chefs d’œuvre, qu’elle rapproche de la montgolfière que le Douanier Rousseau a vu, émerveillé, survoler les lignes allemandes pour se poser à Paris en 1870 et qui apparaît dans d’autres décors sur quelques tableaux.

Elle va jusqu’à nous offrir des dialogues avec l’au-delà et des visites dans un fantastique directement en prise avec notre monde : est-elle le modèle de onze ans, peint en 1929 par Augusto Schiavoni, un peintre argentin peu connu en Europe mais exposé dans les musées à Buenos Aires ? Elle est persuadée, elle qui est née en 1975, d’être cette fillette qui aurait rencontré, dans une autre vie, le portraitiste à la mode des décennies plus tôt qui finit lui-même communiquant avec les morts et enfermé à l’asile.

Les remarques sur l’art, sobres et solides, apportent une lumière sur les peintures sans jamais être pesantes. La critique d’art fait entendre ses idées, et ses opinions sans concessions, qu’elles portent sur l’art, sur les artistes, sur des amis, des frères ou sur elle-même, sont prenantes : même sans connaître les tableaux (dont une reproduction pour la plupart figure dans le livre) et encore moins les personnes concernées, on est obligé de suivre María Gainza dans son univers, ou plutôt dans ses deux univers, la peinture qui est son métier et les gens dont elle a envie de nous  parler. Ces deux univers sont dans l’ensemble plutôt sombres malgré les couleurs des tableaux cités. Les dernières lignes de Ma vie en peinture révèleront la cause de cette douce noirceur.

                                                                                

Ma vie en peinture, traduit de l’espagnol (Argentine) par Gersende Camenen, éd. Gallimard, 181 p., 18 €.

En espagnol : El nervio óptico, éd. Mansalva, Buenos Aires / ed. Anagrama, Barcelona.

MOTS CLES : ARGENTINE / ARTS / PEINTURE / PSYCHOLOGIE / SOCIETES / EDITIONS GALLIMARD.

PUBLICATION ORIGINALE : http://www.espaces-latinos.org

On peut aussi lire ma chronique sur le deuxième roman de María Gainza, La faussaire de Buenos Aires, sur AnnA.

CHRONIQUES, ROMAN ARGENTIN

María GAINZA

ARGENTINE

María Gainza est née à Buenos Aires en 1975. Journaliste spécialisé en art, elle a publié son premier roman, El nervio óptico / Ma vie en peinture en 2014, suivi de La luz negra / La faussaire de Buenos Aires qui a été lauréat du prestigieux prix Sor Juana Inés de la Cruz.

La faussaire de Buenos Aires

2018 / 2022

M, jeune fille sans expérience, devient un peu par hasard la secrétaire et femme de confiance de la grande experte en art Enriqueta Macedo. Assez vite, M découvre que la spécialiste réputée n’est pas d’une grande rigueur et qu’elle arrondit ses fins de mois en authentifiant des copies parfois très réussies. Elle a été particulièrement proche d’une faussaire argentine, la Negra, peintre frustrée qui a réussi dans l’imitation d’artistes contemporains argentins.

Enriqueta est prise d’une confiance sans limites pour M, au point de lui raconter sa vie, ses « méfaits » dans le secret humide d’un sauna. Le problème, M s’en rend vite compte, c’est qu’elle peut être aussi sincère qu’affabulatrice et que son récit sera un mélange autant de faits avérés que d’inventions. M pourra-t-elle faire le tri ? Probablement pas, tout comme nous, qui devons suivre ce récit de seconde main. Est-ce grave ? Bien sûr que non !

C’est à un très joli, très intéressant voyage à travers l’art en général que nous sommes conviés, peinture avant tout, et aussi tout ce qui peut constituer une collection : correspondance privée, photographie, objets divers. María Gainza garde une distance souvent un peu ironique envers personnages et événements. Avec humour elle fait ressortir la relativité de toute chose, encore plus frappante dans le monde de l’art. Un faux ne serait-il pas, dans certains cas, supérieur à l’original ? Et en fonction de quels critères ?

Cette même question en forme de clin d’œil s’applique aussi au roman, avec ses personnages réels, un peu modifiés, totalement transformés ou inventés. Cette façon de faire, qui peut être horripilante si elle n’existe que pour l’amusement, est ici très bien maîtrisée : elle rend évidente une des réponses possibles à ce dilemme entre l’art et le vrai que chacun se pose. Un tableau pour lequel Michel-Ange ou Vinci n’a peint personnellement que quelques centimètres quand leurs élèves bouchaient les vides est-il vraiment de Michel- Ange ou de Vinci ?

« Les gens sont comme ça, un mélange de choses », dit un personnage secondaire. Ce « mélange de choses » qui se contredisent entre elles et font une personne est au centre de la recherche de M, en croisant des témoignages divers, elle reconstruit le personnage étrange qu’était la faussaire, elle ne se contente pas de s’en tenir à la Negra, du même coup elle reconstruit tout un cercle artistique, si riche à Buenos Aires, et, plus encore, elle glisse ça et là de très intéressantes remarques sur la peinture et les peintres en général.

Une autre mise en abyme est l’histoire racontée elle-même, María Gainza nous fait suivre M tentant, sous un faux nom, d’écrire la biographie de la faussaire et parcourant parallèlement la grande histoire de l’art et une foule d’anecdotes, les coulisses de cette grande histoire qui éclairent d’une lumière différente la vie des créateurs. Un peu d’amertume (le côté dérisoire de toute chose, le temps qui efface trop de bons moments, l’impossibilité de discerner le vrai du faux, pas seulement en art) avec une bonne dose d’humour pas toujours tendre, voilà une recette qui fonctionne à merveille, et en prime, régnant sur chaque page, le doute fondamental, particulièrement excitant.

La faussaire de Buenos Aires, traduit de l’espagnol (Argentine) par Gersende Camenen, éd. Christian Bourgois, 169 p., 19 €.

María Gainza en espagnol : La luz negra / El nervio óptico, ed. Anagrama, Buenos Aires.

MOTS CLES : ARGENTINE / ART / PEINTURE / SOCIETE / PSYCHOLOGIE / EDITIONS CHRISTIAN BOURGOIS.

CHRONIQUES

Carlos FONSECA

COSTA RICA

Né en 1987 à San José, Carlos Fonseca, après des études de Lettres aux États-Unis, s’est installé à Londres où il donne des cours d’écriture.

Musée animal

2017 / 2022

Un léger et multiple mystère baigne les premiers chapitres de ce Musée animal. Le narrateur, conservateur d’un musée d’histoire naturelle, est dérangé chez lui, un soir au début du XXIème siècle, par la livraison d’un paquet, des chemises en carton, sorte de legs que lui fait Giovanna Luxembourg, une célèbre styliste récemment décédée à l’âge de quarante ans. Quinze ans plus tôt, elle l’avait convoqué pour utiliser ses compétences professionnelles et l’aider à monter une nouvelle forme de collection. Une étrange relation était alors née entre eux, pas vraiment amicale ni amoureuse, quoique peut-être…

L’ambiance mystérieuse se prolonge, la styliste est fascinée par un révolutionnaire mexicain cagoulé là-bas, dans le Chiapas, le narrateur imagine la femme s’enfonçant dans la forêt vierge à sa recherche. Pourquoi, pour quoi ? Le mystère est la base principale, le départ du récit : pourquoi Giovanna a-t-elle voulu faire envoyer cette enveloppe à notre homme ? Que peut-il faire de ces photos, de ces documents en désordre ? Quel est le message ?

L’analyse par le narrateur des documents contenus dans les chemises cartonnées devient un feu d’artifice : ça part dans toutes les directions, c’est plein de couleurs (même si les femmes ne s’habillent que de noir), de mouvements, les histoires s’imbriquent les unes dans les autres, les idées, nombreuses, se catapultent, le Georges Perec de La vie mode d’emploi n’est pas très loin. Des idées centrées autour de l’art, avec de multiples variations, l’art et la destruction, et puis aussi l’art et la justice, l’art et l’argent, l’art et la politique (le sous-commandant Marcos, du fond de sa forêt mexicaine ne serait-il pas lui-même un puissant créateur ?). La distance pleine d’élégance que prend Carlos Fonseca au long des pages donne une touche d’humour, comme par exemple ce procès très sérieux à la fin duquel la Banque de Londres est bêtement vaincue par un couple dont on ne saura pas vraiment s’ils sont des artistes ou des faussaires. Et d’ailleurs, on voit bien à un autre moment du roman qu’un banal procès correctionnel très médiatisé peut se transformer en œuvre d’art, au moins aux yeux de certains, du lecteur sûrement.

Des personnages secondaires deviennent principaux le temps d’un épisode, ils se confondent, se répondent avant de s’effacer, les histoires se rapprochent, prennent des chemins de traverse, parfois un peu longs. Au centre de tout, règne l’Art, ou plutôt la Création et sa durée, son immortalité inatteignable, encore que la question reste posée et, au centre de toute l’histoire d’une styliste à la mode et d’un obscur fonctionnaire, il y a le quincunx :

.        .

.

.        .

cette figure de cinq points elle aussi un peu énigmatique, astrologie, mathématiques, magie, symbole philosophique…

Le nom d’Edward Hopper et un de ses tableaux sont cités dans le roman. Les ambiances qui les caractérisent, à la fois hyperréalistes et pourtant empreintes d’un subtil mystère, sont bien communes aux tableaux et au roman, preuve supplémentaire de l’universalité de la création artistique.

Musée animal, traduit de l’espagnol (Costa Rica) par André Gabastou, éd. Christian Bourgois, 450 p., 24,90 €.

Carlos Fonseca en espagnol : Museo animal,  Coronel Lágrimas, ed. Anagrama.

MOTS CLES : COSTA RICA / ARTS / LITTERATURE / PSYCHOLOGIE / SOCIETES / EDITONS CHRISTIAN BOURGOIS.

En lisant Musée animal, on pense à l’excellent roman de Diego Vecchio L’extinction des espèces (éd. Grasset). Mon commentaire sur AnnA :

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CHRONIQUES, ROMAN FRANCAIS, ROMAN VENEZUELIEN

Rosa María UNDA SOUKI

VENEZUELA / MEXIQUE / FRANCE

Rosa María Unda Souki est née à Caracas en 1977. Après des études d’Art au Venezuela puis au Brésil, elle s’est installée à Paris mais travaille aussi bien en France qu’au Brésil. Elle a obtenu de nombreux prix pour ses peintures. Ce que Frida m’a donné est son premier « roman ».

Ce que Frida m’a donné

2021

Rosa María Unda Souki est une peintre renommée qui a exposé un peu partout dans le monde. Une importante exposition va lui être consacrée à Paris, autour d’une cinquantaine de tableaux inspirés par la vie et l’ouvre de Frida Kahlo. Elle doit en rédiger le catalogue et peine à commencer. Hébergée dans le couvent des Récollets, près de la gare de l’Est et dans l’attente des tableaux en provenance du Brésil, l’inspiration ne venant toujours pas, elle couche sur le papier une sorte de journal de son installation dans sa résidence d’artiste, qu’elle illustre de façon aussi précise que poétique. Reproductions de ses propres tableaux (qui feront partie de l’exposition prochaine), dessins de sa chambre aux Récollets, de sa table de travail ou des vêtements qu’elle va mettre, l’humour est aussi au rendez-vous.

Sa pensée se projette vers l’avant, avec l’angoisse du texte officiel qui ne veut pas s’épancher, et vers l’arrière, dans son enfance, au Venezuela et au Brésil, ce qui lui fait prendre conscience de troublants point communs avec sa muse. Frida Kahlo se manifeste avec discrétion, la couleur d’une robe, une attitude, un petit rien qu’elles partagent et que Rosa María est la seule à deviner, et la voilà, bien là, qui émerveille la jeune femme et lui redonne du courage pour aller de l’avant.

Bien mieux qu’une pâle biographie de plus, remplie  de détails pas toujours très utiles pour connaître la Mexicaine, cette évocation est un hommage subtil, sensible, à cette muse proche et lointaine à la fois, à portée des doigts et étrangère, qui sait garder une part de mystère pour se dévoiler autrement, un peu, totalement peut-être. De qui parle cette œuvre d’art (je parle du livre de Rosa María) ? De Rosa María ? De Frida Kahlo ? Des deux, évidemment, et la  plus exposée n’est pas toujours celle qu’on croit. C’est beaucoup Frida quand on a Rosa María devant les yeux, c’est un peu Rosa María quand on devine Frida.

Une touche de surréalisme délirant qui nous fait nous évader un instant, une pointe d’actualité dramatique (le Venezuela actuel en est arrivé là) ou des bouffées de nostalgie d’un Venezuela perdu et qui a perdu aussi sa culture, de brefs moments  qui nous ramènent dans un espace où la peinture existe malgré tout, ce « roman » est un tout, d’une richesse étonnante.

J’ignore si, comme on le dit, l’Art est immortel, ce livre, texte et illustrations, véritable merveille littéraire et picturale, fantaisie et intelligence réunies, prouve en tout cas que la transmission d’une femme à une autre, est un moyen de prolonger, de pérenniser une création, la création, tout court.

Ce qui Frida m’a donné, traduit de l’espagnol (Venezuela) par Margot Nguyen Béraud et l’auteure, éd. Zulma, 189 p., 22,50 €.

MOTS CLES : FRANCE / VENEZUELA / MEXIQUE / ART / PSYCHOLOGIE / EDITIONS ZULMA.

CHRONIQUES

Benoît COQUIL

FRANCE / ARGENTINE

Benoît Coquil est enseignant, ancien élève de l’Ecole Nationale Supérieure de Lyon. Buenos Aires l’existe pas est son premier livre.

Buenos Aires n’existe pas

2021

En 1918, Marcel Duchamp, accompagné par Yvonne, débarque à Buenos Aires en provenance de New York. Une errance qui dure depuis trois ans. Réformé, il a quitté la France en guerre sans raison majeure, sans même prévenir sa mère.

Une fois installé dans ce pays dont il ne connaît pas la langue, dans cette ville aux mille facettes qu’il découvre un peu saoulé par cette variété de tout, langues, noms de famille, activités, lui ne déborde pas d’activité : il travaille mollement à une œuvre, Grand verre, marche à travers les rues du centre, il est un être fondu dans la foule. Seules, les petites annonces qu’il publie dans les journaux suggèrent un surréalisme farceur plus qu’anarchiste… joli clin d’œil destiné au lecteur de ce récit qui n’est pas un roman.

Il rencontre aussi des artistes ou des proches des milieux artistiques internationaux qui passent par là, un des centres à l’époque de la culture internationale. L’art moderne devient mondial, un Français peut aller vivre à New York puis à Buenos Aires, un Cubain ou un Espagnol à Paris, on se connaît, on se retrouve à l’autre bout du monde.

Il s’essaie à de nouvelle techniques de création : où peut le mener par exemple la notion d’Inframince ?

Les sociétés secrètes, assez nombreuses en ville, se donnent des allures surréalistes (sans peut-être le vouloir). Pourtant autour de lui, comme en France, règne tout ce qu’il y a de plus « classique », de plus banal, on peint des couchers de soleil, des natures mortes ou des batailles locales qui ont fait la gloire immortelle de l’Argentine, c’est ce que croient leurs auteurs. Marcel se sent là aussi bien seul.

Son séjour est marqué régulièrement par des bruits d’explosions et de tirs : les grèves se multiplient dans la capitale et en province, la répression enfle, la bourgeoisie s’inquiète, ce qui laisse Marcel Duchamp indifférent.

Comme reste indifférente cette ville à son départ : aucun trace de son passage sur les lieux qu’il a habités, même pas dans son œuvre, les mots français et anglais abondent, on ne trouve aucun mot espagnol.

En imaginant comment ont pu passer les neuf mois où Duchamp a vécu dans la capitale argentine, sur lesquels on n’a aucun document, Benoît Coquil fait un voyage dans l’espace et le temps, il reconstitue des bribes de vie à une époque qui précède le grand éveil culturel de la ville. Quelques années plus tard Jorge Luis Borges rentrera d’un très long séjour en Europe, Roberto Arlt  publiera son premier roman et Silvina Ocampo son premier article. On n’en saura guère plus sur le créateur, on restera avec le charme de cette chronique couleur sépia d’une ville en pleine transformation.

Buenos Aires n’existe pas, éd. Flammarion, 208 p., 18 €.

MOTS CLES : ARGENTINE / FRANCE / ARTS / PSYCHLOGIE / SOCIETES / EDITIONS FLAMMARION.

Plusieurs œuvres littéraires récentes jouent avec une reconstitution, véridique ou imaginaire, d’un morceau de vie de personnages connus : Georges Bernanos et son bref passage par le Paraguay (La piste Bernanos. Paraguay de Jean-Christophe Potton, éd. Temporis, 2019) et Adolf Eichmann, qui a passé plusieurs années dans la capitale argentine sous un faux nom (Eichmann à Buenos Aires de Ariel Magnus, éd. de l’Observatoire paru le 18 août.