CHRONIQUES

Octavio PAZ

MEXIQUE

Octavio Paz (1914-1998) est un des écrivains les plus représentatifs de son pays. Poète et essayiste, il a obtenu le Prix Cervantes en1981 et le Prix Nobel de Littérature en1990. Il a été également ambassadeur du Mexique.

Le labyrinthe de la solitude

1950 / 1970 / 2022

Les racines de la civilisation mexicaine. C’est le point de départ de la vaste réflexion d’Octavio Paz, l’un des philosophes mexicains les plus marquants du XXème siècle. Il étudie d’abord les pratiques collectives, à partir de l’histoire du Mexique depuis la conquête, à partir aussi (c’est le sujet du premier chapitre) de Mexicains exilés aux États-Unis, pour mieux revenir au cœur du pays, avec ses originalités fondamentales. Là aussi, il part de certaines images connues, les masques, la fête des morts, pour chercher et trouver une identité qui n’est que mexicaine.

Il n’élude pas ce qui fait problème dans un Mexique des années 50 (le texte a été plusieurs fois remanié, adapté à l’évolution historique sans que sa base soit ébranlée). La version que présente Folio a paru en 1972 en France, c’est à dire après 1968 et le drame de la Place des trois Cultures, qui apparaît dans un post scriptum.

L’histoire, reprise en détail, est une explication claire du présent (de l’époque de la rédaction) : les deux  blocs à l’échelle mondiale, la guerre froide et le capitalisme nord-américain étouffant le voisin du sud et empêchant son développement économique. Reste la personnalité forte de ce pays.

Sont abordés des thèmes aussi divers que la pudeur, le sens de la fête, la mort et ce que les Mexicains voient autour d’elle, la dualité proprement mexicaine, apparue (mais qui existait déjà avant) dès la conquête autour de la Malinche, cette Indienne qui peut être vue comme une héroïne ou une traitresse, le capitalisme, les frustrations nées de la révolution, avec un objectif final, s’approcher autant que possible de la libération de l’homme mexicain.

Si Le labyrinthe de la solitude est resté comme un modèle, s’il se réédite en édition de poche en 2022, c’est que, par sa lisibilité, par la justesse des vues, il est encore une des  bases les plus solides pour connaître un pays aussi complexe que le Mexique.

Le labyrinthe de la solitude, traduit de l’espagnol (Mexique) par Jean-Clarence Lambert, Folio essais n° 679, 320 p., 8,70 €.

MOTS CLES : MEXIQUE / PHILOSOPHIE / HISTOIRE / SOCIETES / EDITIONS GALLIMARD / EDITIONS FOLIO.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s