CHRONIQUES

Roberto BOLAÑO Œuvres complètes tomes IV et V

L’automne serait-il la saison propice aux rééditions de textes devenus des classiques ou ce qu’on appelle des romans-cultes ? Cette année, les reprises d’œuvres qui ont gagné leurs galons et que des éditeurs considèrent comme indispensables, à juste titre, se multiplient, on ne peut que s’en réjouir.

Depuis quelques semaines americanostra présente plusieurs de ces rééditions, des « classiques » ( Roberto Bolaño, Manuel Rojas et Reinaldo Arenas), des « populaires » (Luis Sepúlveda) des « modernes » (Martín Mucha).

Œuvres complètes IV et V

Les éditions de l’Olivier ne ralentissent pas la publication des œuvres complètes de Roberto Bolaño, monument de la littérature latino-américaine. En juin a paru le quatrième tome et récemment le sixième et avant-dernier, un seul roman, Les détectives sauvages.

Œuvres complètes, tome IV

Un petit roman lumpen n’a de petit  que le titre. Il joue en effet le dépouillement, ce qui ne parvient pas à cacher une vraie richesse, une des caractéristique de tout l’œuvre de Roberto Bolaño : on a souvent une impression  de banalité en lisant ses textes, impression que est très vite démentie par ce qu’ils sèment en nous. En jouant avec ce titre trompeur, l’auteur montre qu’il n’est pas dupe et qu’il jour avec son lecteur, plaisir supplémentaire.

Nocturne du Chili a pour personnage un prêtre, membre de l’Opus Dei, qui, à la fin de sa vie, replonge dans son passé et ses rapports avec la dictature. Roberto Bolaño avait vécu une mésaventure, un bref retour dans son pays natal qui s’était achevé dans une prison de la dictature. Ce roman était pour lui une sorte de catharsis, ce qui ne lui ôte rien de sa valeur littéraire.

Tombes de cow-boys, trois nouvelles posthumes, qui ont été trouvées dans les archives de l’écrivain. On y retrouve des passages réutilisés dans d’autres romans ou nouvelles, des personnages récurrents (Arturo Belano par exemple), des textes d’inspiration autobiographique. Un apport très intéressant pour les déjà lecteurs de Roberto Bolaño.

Le gaucho insupportable enfin, lui aussi publié après la mort de Roberto Bolaño, se compose de cinq (ou six, c’est selon !) nouvelles  suivies de deux textes de conférences, dont le premier est particulièrement émouvant (Littérature + maladie = maladie).

Œuvres complètes, tome V (Les détectives sauvages)

Chef d’œuvre absolu, reconnu universellement, ce roman foisonnant raconte les tribulations d’un groupe de jeunes gens très attirés par la poésie et intrigués par une femme poète, qui est à l’origine du mouvement auquel se réfèrent les adolescents, le réalisme viscéral. La richesse de ce roman est telle qu’il est rigoureusement impossible de le résumer. On sourit beaucoup, un est ému, on s’interroge, le plaisir est partout dans ce roman, du côté des personnages aussi bien que du lecteur.

MOTS CLES : CHILI / MEXIQUE / ESPAGNE / LITTERATURE / EDITIONS DE L’OLIVIER.

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