CHRONIQUES

Geovani MARTINS

BRÉSIL

MARTINS, Geovani

Geovani Martins est né en 1991 à Bangu, une des favelas de Rio de Janeiro et a passé son enfances dans divers bidonvilles de la ville. Le soleil sur ma tête, son premier roman, a été traduit dans diverses langues.

 

Le soleil sur ma tête

2018 / 2019

Rio de Janeiro et ses favelas. De jeunes garçons grandissent, mûrissent dans ce décor. Les plages lumineuses, les reflets de l’océan au loin, les planches mal jointes, les déchets, les violences tout près. À moins de trente ans, Geovani Martins se fait connaître avec ces treize courts récits dont les héros sont des garçons ordinaires qui ont une seule ambition : sortir de cette situation qui leur a été imposée.

On a ici une vision très éloignée de celle de la Cité de Dieu de Paulo Lins, les deux étant aussi réalistes l’un que l’autre. Les jeunes garçons, les jeunes hommes et les adultes de Geovani Martins sont forcément conscients de la misère qui les entoure, qui s’étale sous leurs yeux, ils connaissent les agressions dans leur ruelle, dans la maison voisine, ils savent ce que c’est de perdre un proche tué par d’autres jeunes. Pourtant ‒ conséquence de leur éducation ?, on n’aura pas d’explication ‒ ils ont gardé une sorte de naïveté bienvenue qui leur permettra de vivre vraiment dans un contexte aussi dur.

Malgré les différences de situation et d’âge entre les « héros » de ces  nouvelles, tous aspirent avant tout à simplement exister et, si possible, à être admis et, mieux encore, à être respectés. Mais, comme partout, le respect se mérite et dans la favela, c’est le plus souvent à sens unique : pas de problème majeur entre potes qui depuis leur naissance partagent les mêmes galères. On ne peut pas en dire autant des keufs, des condés qui, eux, n’hésitent pas à racketter plus malheureux qu’eux.

Le soleil sur ma tête, ce sont des morceaux de vie entre récit et documentaire. Il n’y a aucune nouveauté dans ce qu’on lit sinon une jolie confiance en l’être humain.

Le soleil sur ma tête de Geovani Martins, traduit du portugais (Brésil) par Mathieu  Dosse, éd. Gallimard, 135 p., 15 €.

Geovani Martins en portugais : O sol na cabeça, ed. Companhia das Letras.

MOTS CLES : ROMAN BRÉSILIEN / SOCIETE / VIOLENCE / PSYCHOLOGIE : ÉDITIONS GALLIMARD

 

MARTINS, Geovani Le soleil sur ma tête

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