ROMAN CUBAIN

Eduardo MANET

CUBA / FRANCE

 

MANET, Eduardo

 

 

Eduardo Manet est né à Santiago de Cuba en 1930. Après des études à La Havane, il est nommé Directeur du Théâtre à Cuba après la Révolution, avant de s’installer en France dès 1968. Homme de théâtre, romancier, il a publié une vingtaine de romans dont plusieurs ont obtenu des prix importants.

Le Fifre

2011

 La belle Eva Gonzalès, jeune peintre de talent, est-elle l’aïeule d’Eduardo Manet, l’homme de théâtre et le romancier d’origine cubaine ? C’est la question qu’il se pose, intrigué, encore adolescent, par une phrase sibylline que son père lâcha peu de temps avant de mourir. Eduardo la mit de côté dans sa mémoire et, un peu mystérieusement, elle lui revient, en plein XXIème siècle. Le romancier prend alors le dessus et, après une enquête minutieuse, il se lance dans un extraordinaire récit dans lequel la part personnelle et l’histoire de l’art du temps des impressionnistes s’entremêlent.

Edouard Manet est un peintre reconnu qui soulève des polémiques par la hardiesse de certains de ses sujets quand on lui présente une jeune fille qui, dit-on, a un certain talent. Eva est la fille d’un chroniqueur à succès, sa famille, quoique bourgeoise, est ouverte à toute la nouvelle création qui, vers la fin du règne de Napoléon III, éclate dans tous les domaines, poésie, roman et nouvelle, musique et bien sûr peinture. En compagnie de sa sœur Jeanne, sa cadette de sept ans, elle apprend à dessiner et à peindre avant d’être présentée au grand Manet qui reconnaît immédiatement son grand talent. Cela provoque des tensions avec Berthe Morisot avec laquelle elle entre en concurrence, et pas uniquement pour des raisons artistiques. La liaison amoureuse qu’elle a avec le maître devient une véritable passion qui se termine brusquement avec le départ inattendu de la jeune femme pour Madrid où elle passe quelques mois, logée par une tante. Pourquoi a-t-elle fui ainsi ? Qu’a-t-elle fait dans la capitale espagnole pendant ces mois d’absence ?

La richesse du roman est multiple. Tous en gardant en permanence un équilibre miraculeux entre les différents pôles du récit, Eduardo Manet nous parle, familièrement, amicalement, des débuts du courant impressionniste, de la vie quotidienne dans les ateliers de peinture et des rapports amicaux ou méfiants entre artistes, des amours orageuses entre personnalités affirmées, avec, au centre de tout, sa propre recherche : est-il réellement le descendant du grand peintre ?

Dans un style alerte, Eduardo Manet fait vivre, vraiment vivre sous nos yeux, ces personnages que l’on connaît plus par leur œuvre que par leur personne, il nous fait pénétrer dans leur intimité, nous les montre comme des êtres, non comme des génies,  nous fait rêver sur des amours contrariées et sur la force presque incontrôlable de la création : un peintre ou un romancier qui voudrait la limiter ne le pourrait pas : peindre, pour Edouard, est une nécessité vitale, comme l’est écrire pour Eduardo.

Le fifre, éd. Écriture, 259 p., 19,95 €.

MOTS CLES : ROMAN CUBAIN / SOCIETE / ROMAN HISTORIQUE / EDITIONS ECRITURE

 

MANET, Edurdo Le Fifre

SOUVENIR :

MANET, Eduardo Paris

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s